Les troubles musculosquelettiques (TMS) restent l’une des causes principales d’arrêts de travail en France. Dans les secteurs de la manutention et de l’industrie, l’exposition aux vibrations mécaniques est un facteur aggravant. Début 2026, les obligations des employeurs ont été mises à jour afin de mieux protéger les salariés et de limiter les risques à long terme. Ces modifications concernent la prévention, le suivi médical et l’adaptation des postes de travail.
Les TMS peuvent toucher dos, cervicales, poignets, épaules et genoux. Lorsqu’elles s’ajoutent à des vibrations prolongées, les conséquences sont accrues : douleurs chroniques, diminution de la mobilité, et dans certains cas, incapacité partielle ou totale. Les nouvelles mesures légales imposent donc une approche plus proactive, combinant analyse des postes, formation et équipements adaptés.
La première étape pour les employeurs consiste à repérer les situations exposant les salariés aux vibrations et à la manutention. Les postes concernés incluent notamment :
L’évaluation de l’exposition se fait désormais sur la base de mesures précises : capteurs pour mesurer les vibrations transmises aux mains ou au corps, observation des gestes répétitifs et analyse des charges manipulées. Selon l’INRS, un salarié manipulant des outils vibrants plus de 2 à 3 heures par jour est considéré comme exposé à un risque élevé.
Les employeurs doivent établir un registre des expositions, indiquant le type de vibration, la durée quotidienne et la fréquence des tâches répétitives. Cette documentation servira de base pour le suivi médical et pour justifier les actions de prévention mises en place.
Les nouvelles obligations insistent sur la prévention active. Les entreprises doivent désormais :
Selon une étude de l’Assurance Maladie publiée en 2025, les entreprises ayant mis en place programmes de prévention combinant équipements adaptés et formation ont observé une réduction de 30 à 40 % des TMS liés aux vibrations et manutention sur une période de deux ans.
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Le suivi de santé des salariés exposés devient également plus strict. Les nouvelles obligations incluent :
Ces mesures s’inscrivent dans le cadre du Code du travail et des recommandations de l’INRS, visant à réduire l’incapacité professionnelle et à améliorer le bien-être des salariés. Elles permettent également de limiter les coûts liés aux arrêts de travail et aux indemnisations.