Les attaques par ransomware continuent de se multiplier à travers le monde, touchant aussi bien les grandes entreprises que les administrations. Une idée reçue persiste : payer une rançon garantirait la récupération des données et la sécurité. Pourtant, selon le dernier rapport de CrowdStrike, cette stratégie est non seulement inefficace, mais elle augmente considérablement le risque d’être ciblé à nouveau.
L’étude State of Ransomware menée par CrowdStrike révèle un constat alarmant : 83 % des organisations ayant payé une rançon ont été ciblées à nouveau. Malgré les promesses des cybercriminels, le paiement ne garantit pas que les données volées ne seront pas exploitées ou revendues.
Près de 45 % des entreprises ne parviennent pas à restaurer l’intégralité de leurs données, même après avoir cédé aux demandes de rançon. Payer ne résout donc pas le problème initial et peut provoquer des pertes de données durables. Pour les entreprises, céder à une rançon devient une fausse solution, qui ne protège ni les informations ni l’activité.
CrowdStrike souligne que 93 % des organisations ayant payé une rançon ont constaté l’exfiltration de leurs données. Même après règlement, les informations sensibles restent entre les mains des hackers et peuvent servir à :
Cette double menace – perte de contrôle des données et exposition à de nouvelles attaques – montre que céder aux ransomwares augmente le risque d’exploitation à long terme, plutôt que de résoudre le problème.
Pour réduire le recours aux rançons, plusieurs mesures sont mises en place à l’échelle mondiale :
Ces actions visent à diminuer l’intérêt économique des ransomwares et à encourager les victimes à signaler les incidents.
Beaucoup pensent que les sauvegardes sont une garantie totale. Or, près de 40 % des victimes ne peuvent pas récupérer l’intégralité de leurs données, même avec des copies récentes.
De plus, 82 % des entreprises ayant restauré leurs fichiers ne sont pas préparées aux conséquences sur leur réputation ou à l’exposition de données sensibles.
Les sauvegardes restent donc un outil indispensable mais limité, qui doit s’accompagner de mesures de prévention et de détection.
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Payer une rançon crée plusieurs effets pervers pour les entreprises :
En clair, le paiement n’empêche pas de futures attaques et ne restaure pas complètement la sécurité, ce qui rend cette pratique risquée.