La France figure désormais huitième pays le plus ciblé par les cybercriminels russes, selon le dernier rapport annuel “Digital Defense” de Microsoft publié le 16 octobre. Alors que la guerre en Ukraine continue de servir de toile de fond, les hackers étendent leurs attaques aux membres de l’OTAN, ciblant institutions, entreprises et organismes stratégiques. Cette position met en lumière l’ampleur de la menace et la nécessité pour les organisations françaises de se préparer à des attaques toujours plus sophistiquées.
Microsoft révèle que le nombre de cyberattaques attribuées à des acteurs malveillants russes a augmenté de 25 % en un an. Chaque jour, le géant informatique analyse plus de 100 000 milliards de logs, bloque 4,5 millions de tentatives de déploiement de malwares et détecte 38 millions de risques liés à l’identité. Cette intensification montre que les hackers russes ne se limitent plus à l’Ukraine mais étendent leur champ d’action aux pays soutenant le conflit, dont la France.
Si les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Ukraine restent les principales cibles, la France occupe désormais la huitième place mondiale. Les cybercriminels russes s’en prennent majoritairement à :
Microsoft souligne que ces acteurs ont tendance à exploiter l’écosystème cybercriminel existant plutôt qu’à développer des attaques sur mesure, maximisant ainsi l’efficacité de leurs campagnes.
La menace ne vient pas uniquement de Russie. Microsoft note que la France est :
La multiplication de ces menaces met en lumière la complexité géopolitique de la cybersécurité et la nécessité pour la France de renforcer ses dispositifs de défense.
Microsoft note une tendance inquiétante : les cybercriminels recourent de plus en plus aux outils d’IA pour :
Ces méthodes permettent aux hackers de réduire le temps d’exposition de leurs attaques et d’augmenter leur efficacité, compliquant le travail des équipes de sécurité.
Les attaques par ransomware continuent de viser les services publics essentiels, comme les hôpitaux et les collectivités locales, où une paralysie peut avoir un impact direct sur la vie des personnes. Microsoft cite l’exemple du gang Qilin, qui a perturbé un prestataire d’analyses sanguines au Royaume-Uni, entraînant la mort d’un patient faute de réception des résultats à temps.
Ce constat montre que la cybercriminalité n’est pas seulement financière, mais peut avoir des conséquences humaines et sociales directes.
Le rapport de Microsoft indique que les attaques sur les identités ont augmenté de 32 % depuis début 2025, avec une majorité (97 %) basées sur des mots de passe. Les infostealers, capables de récupérer des identifiants et tokens de session à grande échelle, représentent une menace particulière pour les entreprises et les particuliers.
Pour limiter ces risques, Microsoft recommande :
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Face à cette menace croissante, plusieurs mesures concrètes sont essentielles :
Ces bonnes pratiques permettent de réduire les risques et d’anticiper les attaques sophistiquées ciblant la France.